Les évènements au Liban suscitent beaucoup de réactions tant dans les médias traditionnels que sur internet. Pierre Andre rappelle sur son blog qu’il n’y a rien de mieux que de s’informer à la source si l’on veut éviter (tant que faire se peut) les biais dus aux kilomètres et aux différentes sensibiltés. Il souligne également les vertus du net en la matière en reprenant des extraits de deux articles du journal libanais « L’Orient-Le Jour » parus ce 20 juillet. A lire.

Non, il n’y a aucune malédiction qui poursuit ce pays ! Il y a simplement une plaie béante que nous refusons de voir, de traiter, de guérir (…) Comme Saddam naguère, comme les Assad père et fils, comme le Kadhafi d’une vie antérieure, comme le fou furieux du 11 septembre, le prédateur de Téhéran se fiche de Jérusalem et de la Palestine comme de sa première chaussette. S’il veut des dragées atomiques, c’est pour les pointer sur ses « frères », pas sur ses « cousins » !

Dans la même veine, CyberJournalist.net renvoie les internautes en quête d’infos très ciblées sur l’actu internationale vers le site LexisNexis. Beaucoup de catégories, des dépêches d’agence, des alertes sur des mots-clés, les Une de milliers de journaux et des retranscriptions de programmes télé (ex: Fox News). A tester. (sans oublier Global Voices)

Enfin, Jean-Marc Manach, dans Le Monde, explique que les Salam Pax, du nom du (seul ?) bogueur irakien au moment de l’invasion américaine, sont à présent des milliers au Liban et en Israël. Et qu’ils se parlent. « Avec le Web, la guerre se personnifie », souligne un libanais sur son blog, où viennent régulièrement commenter des israéliens.

Pour Lisa Goldman, une journaliste canado-israélienne, et blogueuse, qui vit à Tel-Aviv, c’est la première fois que « des citoyens de pays ennemis sont ainsi engagés dans une conversation permanente alors que les missiles pleuvent ». Et les exemples abondent. Ainsi, la première personne à réagir à son billet consacré à la manifestation anti-guerre de dimanche dernier fut une Libanaise qui dénonce l’état de siège, la destruction de son pays et la mort de civils, mais ajoute : « Avec des gens comme vous, le dialogue continuera, nous n’avons pas le choix. »Non content d’engendrer ce type de dialogue civilisé entre citoyens de pays en guerre, l’Internet crée également des situations autrement plus troublantes, où des militaires, et ceux qui les soutiennent, sont tenus informés des conséquences de leurs agissements par ceux-là mêmes qu’ils bombardent.(…) Se prenant à rêver que la prochaine génération de politiciens et leaders économiques libanais et israéliens puisse bénéficier de telles relations intimes, elle conclut qu’« il n’est pas facile de tuer quelqu’un que l’on connaît en tant qu’être humain, et pas seulement comme ‘ex-ennemi' »

A méditer.
Voici une liste de blogs qui parlent « depuis là-bas » (tjs via Le Monde):

Jblogosphere et Webster du côté israélien, OpenLebanon ou encore le Lebanese Blogger Forum du côté libanais, The Truth Laid Bear ayant pour sa part recensé les blogueurs des deux côtés de la frontière, ainsi que les Palestiniens.

Une Google Maps a également été réalisée sur les frappes qui ont touché le Liban (elle fonctionne aussi dans Google Earth

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