Quand j’ai vu passer le mail de l’ambassade (oui, depuis la visite d’une certaine Hillary, en 2009, et d’un programme d’études en 2011, je reçois les mails de l’ambassade), j’ai entendu mon petit troll intérieur me dire « arrête de charger la bestiole. Tu dois être à Arlon jeudi matin à 9H. Et à Paris vendredi à la première heure« . Le même petit con qui me rappelle régulièrement de dormir un peu plus, de manger mieux, d’arrêter la clope, de faire du sport …

 

Ouais, c’est ça … comme si j’allais me la jouer pleutre 2.0 alors que le Commandeur Suprême des Forces Libres me réclame ? Nope. Obiwan Kebara, me voilà !

Et en matière de réclame, je commence à m’y connaître. VRP de Google depuis que je bidouille avec ses Glass (même la ministre de la Culture me donne du « Google à lunettes », c’est dire si j’ai gagné des points en streetcred), fanboy assermenté à la Pomme selon la fatwa d’un gourou agnosgeek, vendu à la solde du grand capital capitalistique parce que frayant avec des startupeurs, vil Archange de la Big Data inféodé aux plateformes marchandes du temple de la privacy … ;-)

Bref, donc, après avoir joliment self-brandé mon accréditation et turbiné une tuyauterie glassholistique capable d’arroser tous les réseaux d’un cliquement d’oeil, je me rendasse (oui, je maitrise aussi l’imparfait du subjectif) au check-point press, où Charly et ses dames vérifiassent que le « lab.davanac » était bien sur la liste, que tout était ok, corail, nickel chrome (Google oblige) et me délivrassent mon double sésame pour entrer dans l’arène (laquelle était aussi présente, mais je ne me premettrais sûrement pas).

Une fois whitlisté mon jambon-beurre et portail-de-sécurisé mes clés de bagnole (laissée, l’arme à l’oeil, au parking de la gare de Namur), je rejoins les deuxtroismille HappyPfiuuu, chefs de gouvernements et autres WellRespectedPeople férus de politique internationale, de Criméenalisation galopante et de « I Believe That All People Are Born Equal (mais pas trop quand même) », pour écouter religieusement le State of The Union, Européenne, à la sauce Obama.

 


J’ai beau faire le grand gamin avec mes vidéos et mes selfies tout pourris, je dois bien vous avouer que de me retrouver là, à ce moment-là, entouré de ces personnes-là, m’a quand même joyeusement chatouillé le palpitant.

Entendre, de vive-voix, ces mots-là, dans ces circonstances-là, à propos d’une situation qui est quand même une des plus tendues depuis qu’on ne s’est plus mis sur la gueule ici, tout tout près, de la bouche de ce bonhomme-là … oui, ça calme un peu.

Et oui, je suis heureux d’avoir été là, d’avoir pris le temps d’écouter (vu la qualité du réseau, je ne pouvais de toute manière pas faire grand chose d’autre), de savourer l’instant, d’apprécier cette forme de reconnaissance et de me surprendre à jouir enfin, un tout petit peu, du chemin parcouru depuis que j’ai pris la bonne habitude de me mettre en danger, grâce aux conversations auxquelles vous me donnez la chance de participer.

Si j’étais dans de BOZAR ce soir, c’est surtout grâce à vous.

And I Want to Thank You For That !

And now, la suite ;-)